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Les traitements médicaux et approches complémentaires de l’apnée du sommeil

 

 

À ce jour, il n’existe pas de médicaments permettant de soigner l’apnée du sommeil. Cependant, des traitements mécaniques très efficaces existent : Traitement par ventilation à pression positive continue (PPC). Il s’agit du traitement de choix de l’apnée du sommeil. Un appareil insuffle de l’air en continu par le nez, grâce à un masque que l’on porte la nuit. L’air insufflé permet de maintenir les voies respiratoires ouvertes en continu, ce qui supprime les apnées. Bien que ce traitement soit extrêmement efficace, il faut prendre le temps de s’habituer à dormir avec le masque. Cela peut paraître inconfortable au début, mais il faut être patient. La diminution des symptômes se fait sentir au bout de 4 à 6 semaines, à condition de porter le masque toutes les nuits. Ce traitement permet d’améliorer la qualité de vie, la vigilance et la mémoire des personnes atteintes, ainsi que de faire baisser la pression artérielle en cas d’hypertension associée.

 

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Appareil buccal. Il s’agit d’une gouttière moulée par le dentiste que l’on porte la nuit, aussi appelée orthèse d’avancée mandibulaire. Elle maintient la mâchoire inférieure et la langue vers l'avant (quelques millimètres), ce qui facilite le passage de l’air. Ces appareils sont surtout réservés aux personnes présentant une apnée légère ou modérée. Ils sont moins efficaces que l’appareil de ventilation à pression positive continue, mais demandent moins d’efforts d’adaptation.

Médication Bien qu’aucun médicament ne permette de supprimer l’apnée du sommeil, certains traitements peuvent aider à réduire les apnées en soignant la cause. Ainsi, si les apnées sont dues à une rhinite allergique, des corticoïdes par voie nasale peuvent réduire le nombre d’apnées. De même, chez les patients ayant un reflux gastro-oesophagien qui peut aggraver les apnées, la prise d’un médicament antireflux (de type omeprazole) aide à réduire les apnées.
Enfin, si la somnolence est très importante en journée malgré le traitement par PPC, des médicaments stimulants peuvent éventuellement être prescrits. Parlez-en avec votre médecin.

 

Autres : la chirurgie Dans certains cas, lorsque le traitement par ventilation CPAP ne fonctionne pas ou n’est pas bien toléré, une opération chirurgicale peut être envisagée. Il existe plusieurs types d’opérations destinées à réduire les ronflements et les apnées. Cependant, leur efficacité est relativement faible et les apnées ont tendance à réapparaître quelque temps après l’intervention. Il n’existe pas suffisamment de données probantes pour recommander ces interventions aux personnes présentant une apnée du sommeil légère à modérée.

 

Uvulo-palato-pharyngoplastie (UPPP). Cette opération consiste à enlever la luette et une partie du palais mou, qui vibrent lors du ronflement, de manière à dégager les voies respiratoires et faciliter le passage de l’air. Elle est réalisée sous anesthésie générale. Elle est efficace pour réduire le ronflement, mais n’empêche pas la gorge de s’affaisser. Elle n’est efficace sur les apnées que dans 50 % des cas ;

 

Amygdalectomie et adénoïdectomie : Ces interventions consistent à enlever par chirurgie les amygdales et les végétations adénoïdes, des ganglions situés dans la gorge. S’ils sont très enflés, ce qui arrive souvent chez les enfants, ils peuvent gêner le passage de l’air et entraîner des apnées. Cette opération est surtout proposée en cas de syndrome d’apnées obstructives du sommeil chez l’enfant ;

 

Chirurgie du nez et des sinus : Elle est utile si les apnées sont liées à une anomalie de la cloison nasale ou des sinus qui gêne la respiration ;

 

Trachéotomie : Cette opération « radicale » est réservée aux personnes ayant des apnées très graves et chez qui la ventilation CPAP n’est pas efficace. Elle est donc très rarement proposée. Elle consiste à créer une ouverture dans la trachée, en dessous de la gorge. Ce « trou » permet à l’air d’entrer dans les poumons sans passer par la gorge pendant la nuit. Il peut être bouché la journée pour reprendre une respiration normale ;

 

Chirurgie pour la perte de poids. Lorsque l’apnée du sommeil est due à une obésité importante, le fait du perdre du poids permet d’agir efficacement sur les apnées. La chirurgie bariatrique, réservée aux obésités graves, permet de réduire la gravité des apnées7.

 

Comment repérer une apnée du sommeil ? Le fait de ronfler peut être dérangeant pour l’entourage, mais ne doit engendrer aucune inquiétude. En revanche, il y a lieu de consulter si ce ronflement est interrompu par des pauses respiratoires pouvant durer de dix secondes à une minute. Oui, mais comment se rendre compte en plein sommeil de ces arrêts respiratoires ? Toute la difficulté est là. Le plus souvent c’est le conjoint qui les remarque et tire la sonnette d’alarme.  D’autres signes peuvent également mettre sur la piste d’une apnée du sommeil.

- Une somnolence au cours de la journée : la personne s’endort partout, même au feu rouge.- Un manque d’énergie et l’impression d’être toujours fatigué même après une bonne nuit de sommeil. - Des troubles de la concentration et de la mémoire. - Des maux de tête. - Une irritabilité et une altération de l’humeur.

 

Deux examens clés : Ces symptômes devront être confirmés par deux examens : la polygraphie respiratoire et la polysomnographie, pratiquées dans un laboratoire du sommeil. A partir de cinq pauses respiratoires par heure de sommeil, se terminant par des micro-réveils de trois à quinze secondes, on parle de syndrome d’apnée du sommeil.

 

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Pourquoi traiter une apnée du sommeil ? Tout d’abord, ces apnées nuisent à la qualité du sommeil : fatigue et somnolence dominent alors la vie quotidienne. Les périodes de non-respiration nocturnes sont en effet à l’origine d’une baisse de l’oxygénation du sang. Arrêts respiratoires et manque d’oxygène vont réveiller le cerveau : celui-ci va, à son tour, donner l’ordre de respirer, provoquant des micro-réveils qui fragmentent et déstructurent le sommeil.

 

Des conséquences sur le cœur : Par ailleurs, le syndrome d’apnée du sommeil a d’autres conséquences sur le fonctionnement du cœur qu’il ne faut pas négliger. Il est une cause reconnue d’hypertension, d’attaques cérébrales et de maladies cardiovasculaires. De plus, les apnéiques ont un plus grand risque de développer une résistance à l’insuline pouvant conduire à terme à un diabète gras. Sans compter que les apnées du sommeil rendent la perte de poids encore plus difficile du fait du manque d’énergie.

 

Syndrome d’apnée : quelles sont les solutions ? - Mettez en place des mesures hygiéno-diététiques pour limiter les facteurs aggravants : suppression de l’alcool le soir, arrêt de certains tranquillisants et somnifères, mise en place d’un programme diététique pour perdre du poids... - Evitez de dormir sur le dos. Si vous n’y parvenez pas, rendez cette position inconfortable à l’aide d’un sac à dos.

 

Quand les apnées sont plus sévères : Le traitement de référence reste la pression positive continue : cela consiste à porter la nuit un masque, couvrant la bouche et le nez, relié à un générateur d’air légèrement humidifié. Dès les premières nuits, le bénéfice est immédiat si ce masque est porté au moins cinq heures par nuit. Il existe également un autre traitement indiqué en cas de gravité moindre : le port d’une orthèse. Il s’agit d’une gouttière dentaire amovible en plastique, fabriquée par le chirurgien-dentiste, qui permet de maintenir la mâchoire inférieure et la langue en avant. Mais attention elle n’est pas remboursée par la Sécurité sociale contrairement à la pression positive continue.

 

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