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LA DOULEUR Actualités Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris

 

 

Pollution : Un paquebot à quai pollue comme un million de voitures

Publié le 24/07/2015

 

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 « La croisière abuse » : deux ONG dénoncent la pollution provoquée dans les ports par les navires de croisière dont les moteurs fonctionnent en continu même lors des escales. Même à l'escale, les navires de croisière ne stoppent jamais leurs énormes moteurs. L'association France Nature Environnement (FNE) a mesuré qu'un paquebot à l'arrêt polluait autant qu'un million de voitures, en termes d'émission de particules fines et de dioxyde d'azote. Le 20 juillet, l'ONG a démarré une action de sensibilisation dans le port de Marseille pour alerter sur la pollution de l'air générée par les bateaux restés à quai. 

 

25 restaurants, 4 piscines, 2 simulateurs de surf, 1 patinoire. « C'est une petite ville qui arrive », explique Adrien Brunetti, de FNE, avec derrière lui, dans le port de

Marseille, le paquebot de la Royal Carribean Allure of the Seas, en escale dans la cité phocéenne. Ce navire, le plus grand bateau de croisière du monde, accueille à son bord 5 230 passagers et 2 300 membres d'équipage. « Les moteurs tournent en permanence pour alimenter les besoins des passagers » et faire fonctionner les 25 restaurants, quatre piscines, deux simulateurs de surf ou encore la patinoire, déplore M. Brunetti, coordinateur santé environnement à FNE.  L'ONG allemande Nabu, partenaire de FNE, organise une campagne de mesures dans plusieurs ports européens, Marseille, mais aussi Venise, Barcelone, Lisbonne, Athènes ou Hambourg, pour mettre en évidence la pollution atmosphérique de ces géants des mers, dont Allure of the Seas est l'archétype. 

 

« 3 500 fois plus polluant que les voitures » Selon le Dr Axel Friedrich, consultant pour Nabu, un petit détecteur à particules en main, ce paquebot produit 80 mégawatts pour l'énergie à bord et 60 pour la propulsion, simplement en brûlant du diesel, entraînant le rejet d'oxydes de soufre, oxydes d'azote et particules fines. D'où une pollution en mer, à l'approche des côtes et au stationnement que la brise marine repousse le plus souvent à l'intérieur des terres.

Mais c'est surtout le type de carburant utilisé qui exaspère les défenseurs de l'environnement : du fioul lourd, peu cher, très chargé en soufre, à 3,5 %, « jusqu'à 3 500 fois plus polluant que les voitures ». « Et les moteurs ne sont pas équipés de filtres à particules ! ».

« Cinquante mètres plus loin », sur le rivage, « une usine semblable n'aurait pas le droit de fonctionner » sans filtres, assure le Dr Friedrich. En Méditerranée, contrairement à l'Europe du Nord, aucune législation n'impose l'utilisation d'un carburant moins polluant. La seule contrainte est d'utiliser un carburant avec 0,1 % de soufre dans les ports. « Mais il n'y a pas de contrôle », constate le Dr Friedrich. 

 

Des systèmes de lavage des fumées. A Marseille, FNE et Nabu ont mesuré une pollution « de fond », en l'absence de paquebot, de 3 000 particules fines entre 20 nanomètres (milliardièmes de mètres) et 1 micromètre (millionième de mètre) au cm3, explique M. Friedrich. Quand le paquebot est à l'escale, ce taux atteint jusqu'à 6 000, en fonction du vent… et 200 000 au cm3 dans le panache de fumée, souligne-t-il.  Selon Cédric Rivoire, directeur général France de la CLIA, une organisation qui regroupe les croisiéristes, la plupart des paquebots récents - dont Allure of the Seas, souligne-t-il - sont désormais équipés de scrubbers, des systèmes de lavage des fumées qui réduisent de 90 % les émissions d'oxydes d'azote et de soufre, et les microparticules supérieures à 100 nanomètres.

« Pour les particules plus fines, la technologie n'existe pas », d'après lui.  Ces scrubbers permettent ainsi de naviguer partout avec du fioul lourd, même dans les zones d'émissions contrôlées (Émission Control Area définies par l'Organisation maritime internationale), comme en Baltique et mer du Nord. « Les armateurs de croisières ont toujours été impliqués dans l'environnement partout où elles opèrent, et elles appliquent, voire devancent les mesures », ajoute M. Rivoire.  La plupart des paquebots modernes, également, « ont la capacité d'être branchés à quai » pour éviter de laisser les moteurs allumés, poursuit-il. Mais cela demande des investissements lourds pour les ports. A Marseille, seuls les terminaux de la compagnie de ferries La Méridionale seront équipés dans les prochains mois. 

 

Cancers et crises cardiaques. Pour lutter contre cette pollution, mise en cause dans l'apparition de cancers et de crises cardiaques, FNE et Nabu militent pour obtenir certaines mesures. Elles demandent aux armateurs d'utiliser partout un diesel moins chargé en soufre et l'installation de filtres à particules sur les navires. Elles plaident auprès des gouvernements pour l'instauration en Méditerranée d'une zone d'émission réglementée interdisant l'utilisation de carburant avec plus de 0,1 % de soufre.

Enfin elles préconisent la généralisation des réductions des taxes portuaires et droits de passage pour les bateaux les plus propres, à l'instar de Singapour.  Selon l'ONG Transport and Environnent, environ 50 000 morts prématurés en Europe sont imputables à la pollution atmosphérique maritime. Et des mesures simples permettraient de réduire de 80 à 90 % cette pollution. 

 

 

 

L’avion : champion de la pollution !

(Julia Perez)

 

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En 2017, on comptait environ 1 vol d’avion par seconde dans le monde. Même si nous ne sommes pas toujours le nez en l’air, il se passe pourtant beaucoup de choses dans le ciel. La pollution liée aux avions est insidieuse car elle est invisible. Mais ne vous y trompez pas : cette invisibilité cache une gravité réelle !

 

L’avion : champion de la pollution ! [Plan, Avion, Voyage, Air, Vol, Ciel, Jet, Aéroport] Alors que la pollution ne cesse d’augmenter sur terre, le ciel aussi est chargé de particules fines. Si l’avion est jugé moins polluant que le train ou que les voitures, il émet, sur un trajet de 500 km aller-retour, entre 145 et 241 kg de CO2… par passager ! En cause : le kérosène, un mélange d’hydrocarbures issu du raffinage du pétrole, servant à alimenter les turboréacteurs et les turbopropulseurs des avions. En fonction des différentes phases d’un vol, l’avion va brûler plus ou moins de kérosène. C’est au décollage, pendant 4 km environ, que la quantité de kérosène nécessaire est très importante (les personnes habitant près des aéroports subissent donc 2 pollutions pour le prix d’une : une pollution sonore et une pollution de leurs poumons, idem pour ceux qui travaillent au sol d’ailleurs, on ne parlera pas ici des rayonnements cosmiques additionnel pour le personnel navigant, car ça commence à faire beaucoup, on va finir par croire qu’on déteste Louis Blériot et les frères Wright à l’OMPE, ce qui est totalement faux ! – lol – ) . Le Concorde, par exemple, consommait près de 450 L de kérosène par minute au décollage, avant qu’il atteigne son niveau de vol. Rappelons tout de même que, pour 1 kilo de kérosène utilisé, ce sont 3 kilos de CO2 qui sont émis dans l’atmosphère. Au final, 2 % des rejets mondiaux de CO2 sont émis par les avions de ligne !

Mais les avions rejettent également d’autres gaz comme l’oxyde d’azote (NOx), le monoxyde de carbone (CO), les hydrocarbures (HC), le dioxyde de soufre (SO2) et les particules en suspension PM10 et PM2, 5. Si le kérosène est nocif pour l’atmosphère, renforce l’effet de serre, contribue au réchauffement climatique et impacte la faune et la flore (notamment lors des largages de kérosène en forêt), ses conséquences ne sont pas seulement environnementales. Le kérosène est également responsable de maux de tête, de vertiges et de nausées, sans compter les particules ultrafines qui s’incorporent dans notre organisme, laissant des traces dans les poumons, le foie et l’urine.

 

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